Les partenaires du SEL se mobilisent

Le cyclone “Giovanna” s’est abattu sur Madagascar le mardi 14 février 2012, faisant des milliers de sinistrés parmi les plus démunis. Certains de nos partenaires qui vivent dans les parties touchées de l’île ont entamé des actions solidaires en faveur des victimes. Le SEL Projets a appuyé ces initiatives en envoyant une partie du fonds de réserve destiné aux urgences. Si vous souhaitez y contribuer personnellement, vous pouvez faire un don sur le compte du SEL Projets avec la mention : « Urgence Madagascar ».

Voici les dernières dépêches de nos partenaires…

Mardi 6 mars 2012, Nantenaina Rakotoarijao (responsable de l’ONG MIDEM à Tamatave – Toamasina) :

« Notre action se concentre sur une centaine de familles (400 enfants) vivant dans deux villages qui ont été frappées non seulement par le vent, mais aussi par des incendies provoqués par les rafales.

Au village de Sahavalaina, plus de trois cents personnes ont de sérieuses difficultés pour trouver des vivres, d’autant plus que nous sommes en pleine période de soudure. Les plus touchés sont les enfants de moins de 7 ans ainsi que leurs mamans. L’école primaire est à l’arrêt car la plupart des salles de classes – ainsi que les toilettes – ont été détruites.  Nous comptons aider :  
–   au montage des tentes mises à disposition par l’UNICEF, afin que les enfants puissent reprendre les cours rapidement ;
–   au nettoyage du site de l’école et à la reconstruction des WC ;
–   au déblayement des débris des maisons détruites ;
–   à la distribution de vivres, de kits d’hygiène et de récipients d’eau potable.

Au village de Farafaty, une vingtaine de familles se trouvent en grave difficulté. Nous aimerions leur apporter des aliments de base (riz, graines, légumes séchés…) et des kits d’hygiène (savon, sceau et récipient pour l’épuration de l’eau, moustiquaires).
Pendant trois mois, nous pensons accueillir à la cantine Nourrir Futé à une vingtaine d’enfants de plus de 7 ans, ce qui amènera à 40 le nombre d’enfants bénéficiant de ce programme alimentaire.

Nous aimerions remercier le SEL Projets pour le secours envoyé. Que le Seigneur vous bénisse. »

Salle de classe détruite
WC à reconstruire
Site incendie
Maison détruite
Maison détruite
Travail de déblayage
Montage d'une salle de classe temporaire
Réunion d'enfants dans la classe temporaire
Montage d'un WC temporaire

Lundi 27 février, Désiré Rabenifara (responsable du Centre d’Entraide des Enfants d’Ankazomanga à la capitale Antananarivo) :

« … En ce qui concerne Ankazomanga, le quartier où vivent les enfants du CEEA, c’est surtout la montée des eaux qui était à craindre. Heureusement que la pluie s’est vite arrêtée et l’eau a baissé assez vite.
Nous déplorons cependant le cas d’une famille dont le toit de la pièce qu’elle a louée qui est parti. La maman et la fille ont dû habiter séparément chez des personnes qui les hébergent provisoirement. Le propriétaire de la maison leur propose de louer une partie de la cour mais elles doivent construire une cabane. C’est une pratique assez courante dans le quartier de louer une partie de terrain. Nous avons fait faire un devis et le cout d’une telle construction est de 200 € (achat des planches, toiture, ciment, … et main d’œuvre).
Il y a aussi une autre famille dont l’habitation penche. Celle-ci ne supporterait probablement pas le passage d’un second cyclone. En effet, beaucoup d’habitations qui ne sont plus du tout robustes. Il y a des risques mais les familles ne trouvent pas de solutions. Les propriétaires ne veulent pas les réparer et les familles ne trouvent pas d’autres endroits où aller.
Nous remercions Dieu pour sa protection, parce que cela aurait pu être pire. Merci pour votre soutien et vos prières. »

L'eau est montée dans les bidonvilles
Visite chez la famille sinistrée
Maison en danger
Toiture en toile provisoire le lendemain du cyclone
Une maison dont le toit risque de s'écrouler
Protection dérisoire sur les toits

Lundi 20 février 2012, Jaona Andrianasolo (partenaire du SEL Projets à Andranotaratra) :

« Quant à Andranotaratra, Dieu merci, malgré le passage du cyclone dans la région, il n’y a rien de grave à signaler. Quelques dégâts mineurs cependant au niveau de l’école : une gouttière s’est décrochée sur un des bâtiments, en raison de la violence des vents, ainsi que quelques feuilles en tôle de la case du gardien. Il y a donc quelques réparations à effectuer. »

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